Ayi

d'Aël Théry et Marine Ottogalli

68 min

 

Une production Ana Films, Alsace 20, RTGE

Avec la participation du CNC (aide à l'écriture), de la Région Grand Est, de l'Eurométropole et de la Procirep-Angoa (aide au développement et à la production)

Ayi a 50 ans, des yeux rieurs, des cheveux qui lui tombent en bas du dos. Elle vient d’une province rurale de l’est de la Chine et n’a pas le permis de résident qui lui permettrait de travailler légalement à Shanghai.

 

Pourtant, ça fait 20 ans qu’elle cuisine dans la rue, au coeur d’un quartier de Shanghai voué à une destruction imminente. Ayi et les femmes qui l’entourent bataillent pour gagner leur vie et éviter les Chengguan, la police municipale. 

 

Le film nous dévoile le chaos d’une cité ultra-moderne qui oeuvre à l’extinction de pratiques jugées insalubres et à l’expulsion d’une population non désirée, incarnée par Ayi.


Aël Théry

Après des études de chinois et d'hôtellerie-restauration, Aël Théry se tourne vers l'anthropologie, obtient un diplôme de Master à L'EHESS et poursuit ses recherches actuellement en thèse. Elle s'intéresse à la transmission des techniques de cuisine et à l'apprentissage du métier de cuisinier d'abord à Taiwan puis en Chine. Pendant ses deux ans de terrain et de vie à Shanghai, elle établit des parcours urbains à travers la cuisine de rue, projet à l'origine du film Aiyi dans la rue. Ce documentaire est son premier film.

 

 

Marine Ottogalli

Après des études techniques à l'image, Marine approfondit son regard documentaire en poursuivant un cursus en anthropologie à l'EHESS. En 2015, elle réalise son premier film documentaire, Svein-à-Mula, l'islandais qui n'avait plus d'essence. Opératrice prise de vue, elle travaille pour différents projets documentaires. Aujourd'hui en coréalisation sur le film Aiyi dans la rue, Marine y filme les stratégies du quotidien et les perspectives d'avenir d'Aiyi, cuisinière de rue au cœur de Shanghai.