52 min - 2026
En coproduction avec les Films de la Pluie, TVR, Tébéo, Tébésud,
Avec le support de la Région Bretagne et du CNC (aide à la production).
SYNOPSIS
Le bocage pour mémoire est une immersion dans l’univers pictural que Lucien Pouëdras a constitué depuis le début des années 70. La stabilité de son dispositif et de son style au long de ces décennies fait que notre regard peut circuler sans trouble d’un tableau à l’autre, et entrer toujours plus en profondeur dans son théâtre social : le bocage autour de la ferme de ses parents.
Ce sont donc ses souvenirs des années 1945-50 que Pouëdras dépeint, il avait alors entre 8 et 13 ans. Au fil de ses tableaux, il nous restitue son point de vue dans des scènes où il se représente jouant avec ses copains, aidant son père, assistant au passage du facteur ou à quelque cérémonie dominicale… Au-delà de l’expérience personnelle, c’est la représentation d’une époque qui apparaît.
Son récit à la première personne nous ramène dans un monde révolu où le rapport à la nature, au temps, au corps, à l’autre, était radicalement différent et peut-être bien inspirant pour nous-autres, pris dans les tourmentes actuelles.
LE REALISATEUR
Originaire de Strasbourg, Serge Steyer a commencé sa carrière au milieu des années 1980. Sa filmographie compte aujourd'hui plus de quarante films, dont de nombreux documentaires primés. Les films qu’il réalise, pour et avec les chaînes de service public – France 2, France 3, France 5, Arte – se rangent en trois catégories : le portrait d’artiste ou d’intellectuel, les questions de démocratie locale et d’écologie, et un regard sur les Vosges et l’Alsace, sa terre natale. L’optique commune à ces films est une recherche de solution, une dénonciation de ce qui ne fonctionne pas, à travers une démonstration de la façon dont les intérêts privés s’opposent à l'intérêt général. Ces documentaires pointent également les blocages culturels qui empêchent de changer la donne.
Depuis 2004, Serge Steyer a consacré une part grandissante de son temps d'abord à Films en Bretagne, puis à KuB dont il est le fondateur et à longtemps été le directeur général. Fondateur d’un ciné-club au Bono dans le Morbihan, il a aussi été engagé dans diverses formes de l’écologie pratique.
Il a co-réalisé deux documentaires avec Stéphane Manchematin, Le complexe de la salamandre (2014), un portrait de l'artiste lorrain Patrick Neu, Suzanne, jour après jour (2021) et L'esprit des lieux (2018), pendant sonore du premier, sur le travail du preneur de son Marc Namblard. Ce film reçoit en 2020 le Prix de l’œuvre audiovisuelle de l’année décerné par la SCAM. En 2022, il réalise Les aventuriers du match perdu, un documentaire qui suit le processus de création de la performance de Massimo Furlan, Le cauchemar de Séville, reconstitution sans ballon du mythique match France-Allemagne lors de la coupe du monde 1982.
Précédentes réalisations avec Ana Films :
Suzanne, jour après jour, Stéphane Manchematin et Serge Steyer (2023)
L'esprit des lieux, Stéphane Manchematin et Serge Steyer (2018)
Les aventuriers du match perdu, Serge Steyer (2022)